17 mars 2008
Happy Guiness Hours
Oyez, oyez, buvez vos pintes de Guiness, habillez-vous de vert, aujourd'hui c'est la St Patrick et comme je vous le disais là, à la saint Patrick on lit du irisch!!! Enfin du moins au Club des théières.
J'avais annoncé que je lirai le roman P.S. I love you, car en bonne midinette, j'avais apprécié le film, mais que nenni, de livre je n'ai point trouvé (enfin jusqu'au Salon du livre), donc je me suis rabattue, au hasard (voyons, voyons, un irlandais, ben je vais regarder au rayon romans anglophones dans les auteurs en MC, ben vi tous les irlandais ont un nom en Mc c'est bien connu! Vous n'avez pas vu Highlander??) sur ça.
Ailleurs en ce pays de Colum McCann, 10/18
Nous avons, ici, un recueil de nouvelles (il y en a 3, deux très courtes et une longue) ayant toutes pour thème le conflit irlandais. Cependant, celui-ci n'est jamais traité directement, il n'est même pas nommé et reste sous-entendu. D'ailleurs nous n'assistons à aucun affrontement, bien au contraire...
Dans la première nouvelle Ailleurs en ce pays qui donne son titre au recueil, un homme est sur le point de perdre son cheval dont la patte est coincée sous un rocher, dans une rivière. La pauvre bête manque de se noyer, mais des soldats anglais (ce n'est pas dit, mais on le comprend) vont aider l'homme à sauver l'animal. Cependant la haine de cet homme pour "l'occupant" est si forte qu'il ne supportera pas cette main tendue.
C'est la nouvelle la plus forte du recueil, on devine la haine de l'homme, même si ce n'est jamais explicite. Cependant son geste désespéré, à la fin, m'a laissée un affreux sentiment d'incompréhension.
Dans Le bois, une femme et son enfant vont fabriquer des hampes de bois pour le défilé en l'honneur des anglais, certainement. Ils se cachent, car le père paralysé, refuserait ce travail, tellement sa haine des anglais est grande.
Là aussi, la haine repose sur des non-dits, mais je n'ai pas accroché à l'histoire.
Dans Une grève de la faim, un enfant dont l'oncle a été emprisonné par les anglais attend sa mort, en effet ce dernier a entamé une grève de la faim. C'est une nouvelle très éprouvante, puisque rythmée par la courbe de poids de l'oncle qui maigrit et se racornit de jour en jour.
Bon, malheureusement je n'ai pas apprécié ce recueil, les non-dits au départ, c'est une bonne idée, mais au bout d'un moment j'aurais voulu en savoir plus sur ce conflit, sur le comment, le pourquoi...
Par ailleurs je n'arrive pas à appréhender cette haine irraisonnée, surtout dans la première nouvelle d'ailleurs (même s'il semble que l'homme ait perdu sa femme et sa fille dans le conflit, son geste est trop barbare pour qu'une once de compréhension me touche.
Une déception donc mais ce n'est pas horrible à lire hein!









