carmen
Carmen de Bizet, tiré de la nouvelle de Prosper Mérimée, à l'Opéra Bastille
Don José est Brigadier de l'armée, à Séville, mais séduit par la belle et provocante Carmen, il la laisse s'enfuir, dégradé, emprisonné, il désertera ensuite pour la rejoindre et se laissera dévorer par sa sulfureuse passion.
Cela faisait longtemps, je dois l'avouer avec un peu de honte, que je n'avais pas somnolé devant un Opéra, je crois que cela change tout quand c'est en français, et puis dans Carmen, l'action ne s'arrête jamais et la musique... la musique, c'est bien simple, je tapais du pied en suivant le rythme "Toréador, Toréador...,", "L'amour est enfant de Bohème qui n'a jamais, jamais connu de loi, si tu ne m'aimes pas, je t'aime. Si je t'aime, prends garde à toi", ce qui ne m'est jamais arrivé à l'Opéra!
Malheureusement, ce chef d'oeuvre a été un peu terni par la mise en scène, pensez donc, Carmen est transportée dans les   années 70, elle est devenue une blonde platine aux racines noires, ersatz raté de Marylin, les bohémiens sont devenus un groupe de strip-teaseurs vulgaires: une femme s'amuse à faire tourner ses faux seins, un homme à poil est fouetté, et on a droit à une lap dance! Quel est donc l'intérêt de faire de tels changements? Franchement je ne vois pas.
Enfin, j'ai envie de me procurer un cd de ce bel opéra parce que c'est vraiment beau même quand on veut l'enlaidir!