Depuis le traumatisme de Somewhere devant lequel j'ai failli mourir d'ennui, j'étais un peu fâchée avec Sofia Coppola, je suis donc allée voir à reculons son nouveau film.

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The Bling Ring de Sofia Coppola
Sofia Coppola reprend un fait divers surprenant, un groupe de lycéens de Los Angeles qui cambriolaient les maisons des stars pour leur voler leurs produits de luxe: sacs, lunettes, robes griffées.
Mark, un jeune ado coincé va rencontrer Becca et son groupe de copines délurées, après de petits vols dans les voitures du quartier, ils s'attaquent aux maisons des stars.
Sofia Coppola revient toujours sur le même sujet: l'ennui de la jeunesse américaine... la jeunesse américaine friquée pour ses deux derniers films. Si dans Somewhere, j'avais trouvé le sujet complètement pathétique, "bouhhouu, je suis riche, c'est trop dur!", c'était pas passé, dans The Bling Ring, Sofia Coppola traite le sujet avec humour, et ça passe tout de suite mieux. Les grands moments, la mère mysthico-religioso-baba-cool qui présente, à ses filles, comme modèle à suivre dans la vie... Angelina Jolie et dont les filles n'envient que le mari qu'on connaît, la maison de Paris Hilton, la vraie, au secours le narcissisme, ou encore le personnage de Nickki (incarnée par Emma Watson) qui exploite son arrestation pour devenir célèbre...
Bon, on est d'accord, les héros sont insupportables, j'ai eu envie de gifler chacun des ados tellement ils se moquent de tout et de tout le monde, mais on sent qu'ils se laissent entraîner par la facilité et que ce ne sont que des bébés, finalement, qui ne se rendent pas compte de leurs actes. Sofia Coppola critique en fait cette société du bling bling (dont elle fait partie) qui place en égérie des gens qui n'existent que par leur argent et leur célébrité.
Je n'irai pas jusqu'à acheter le dvd, mais j'ai apprécié voir ce film bien plus que Somewhere.