02 décembre 2007
Ori a écrit #1
Des Fausses
épitaphes d’après Le petit livre des
épitaphes les plus drôles, des fins pour défunts, Ph. Héraclès, Le cherche Midi.
Guerre et paix
maintenant j’ai saisi.
Repose en paix après la guerre.
Les
vivants-morts, ça sonne mieux que les morts-vivants, non ?
The Death valley à moi :
mon trou
Noces funèbres,
la viande était avariée.
J’ai vu L’étoile de la mort.
Dark Vador n’était pas là.
Mort à crédit.
(Je paye encore la tombe !)
Game Over
Et j'ai écrit aussi des
autoportraits photographiques d’après 30 Autoportraits sur mon lit de mort
d’Eric Chevillard. ( Et c'est vrai de vrai!)
Au sixième, je prends une inspiration, et je lâche,
presque en criant : « Maman, c’est vrai que le Père Noël existe
pas ? ».
Horreur ! Je n’ai pas passé la corde dans
l’anneau qui est accroché à la paroi. Moi je ne suis accrochée à rien. Je me
jette contre la pierre, enfonce mes doigts dans la roche. Je tremble je
n’arrive pas à défaire le nœud, mes doigts s’agitent frénétiquement, je pleure…
Elle l’a vu, je le sais ! Elle a entendu les
affreuses agitations froissées de la feuille. Je jette un regard sur elle… Mais
l’inspectrice est plongée dans le cahier de texte de la classe. Saint Caillay,
je ne dirai plus jamais que tu ne sers à
rien !
11 novembre 2007
Jeudi, j'ai écrit...
Ce jeudi, on nous a présenté trois textes (le deuxième est à lire absolument!!!lol) et nous devions improviser des pastiches dessus.
Texte n°1
Dans
la plupart des espèces d'oiseauu, le mâle chante pour attirer la femelle (et pour
avertir ses concurrents de sa présence). Dans certaines espèces, la parade
nuptiale s'accompagne de mouvements stéréotypés, par exemple chez le pigeon, le mâle
tourne sur lui-même en gonflant ses plumes et en balayant le sol de sa queue
ouverte. Parfois, certains attributs anatomiques sont employés comme caractère sexuel secondaire, c'est le cas
du sac gulaire
rouge resplendissant que le frégate mâle gonfle lors de la parade nuptiale.
De nombreux oiseaux intègrent dans la
parade nuptiale des offrandes de nourriture ou de cadeaux. Classiquement, la
femelle se comporte comme un jeune et quémande à manger, ailes écartées et bec
ouvert. Elle peut même y ajouter des cris semblables à ceux des jeunes. Au lieu
de la nourriture certaines espèces offrent à leur partenaire des matériaux pour
construire le nid. Chez les hérons, ce sont des branchettes, offertes avec
révérence. Ces offrandes semblent avoir pour but de prouver que le mâle saura
participer à l'élaboration du nid, une fois le couple formé.
Chez
l’homme, la parade nuptiale suit un procédé très élaboré :
Le
mâle, paré de ses plus beaux atours, sa cravate toute neuve (pas trop voyante
pour ne pas éblouir sa femelle) et sa montre de marque, part à l’assaut de sa
femelle.
Rares
sont les mâles qui poussent, comme autrefois, une chansonnette avec leur
guitare, comme Roméo au pied du balcon de sa Juliette (les temps sont rudes
désormais, et un rhume est si vite arrivé !). Le mâle moderne commence sa
parade nuptiale à coup de SMS de plus en plus explicites. Puis, s’il lui reste
du forfait, il donne à sa femelle LE coup de fil qui fixera le rendez-vous.
La
femelle, elle, met alors en valeur ses attributs anatomiques : rouge à
lèvre sur les lèvres, décolleté pigeonnant.
Le
mâle offre ensuite à sa femelle de multiples cadeaux, puis la récompense
ultime, le sésame magique, la clé de son appartement. Clé, de préférence en
métal brillant ou coloré pour attirer plus facilement la femelle suscitée.
Texte n°2
Les Règles de l’amour courtois
1. Le prétexte de mariage n’est pas une excuse valable contre l’amour.
2. Qui n’est pas jaloux ne peut pas aimer.
3. Personne ne peut avoir deux liaisons à la fois.
4. Toujours l’amour doit croître ou décroître.
5. Il n’y a point de saveur à ce que l’amant obtient sans le gré de son amante.
6. L’homme ne peut aimer qu’après la puberté.
7. A la mort de son amant, le survivant attendra deux ans.
8. Personne ne doit sans raison suffisante être privé de l’objet de son amour.
9. Personne ne peut aimer vraiment sans être poussé par l’espoir de l’amour.
10. L'amour est toujours étranger dans la maison de l'avarice
11. Il n'est pas bon d'aimer une femme qu'on aurait quelque honte à épouser.
12. L’amant véritable ne désire d’autres baisers que ceux de son amante.
13. Rendu public, l'amour résiste peu.
14. Une conquête facile rend l’amour sans valeur, une conquête difficile lui
donne du prix.
15. Tout amant doit pâlir en présence de son amante.
16. A la vue soudaine de son amante, le coeur d’un amant doit tressaillir.
17. Un nouvel amour fait partir l'ancien.
18. Rien que le bon caractère rend l'homme digne d'amour.
19. Quand l'amour diminue, il diminue vite et se renforce rarement.
20. L’amoureux est toujours craintif.
21. Vraie jalousie fait toujours croître l’amour.
22. Un soupçon sur son amante, jalousie et ardeur d’aimer augmentent.
23. Il ne dort ni ne mange celui que passion d’amour démange.
24. N’importe quel acte de l’amant se termine dans la pensée de son amante.
25. L’amant véritable ne trouve rien de bien, qui à son amante ne plaise bien.
26. L’amant ne saurait rien refuser à son amante.
27. L’amant ne peut se rassasier des plaisirs de son amante.
28. La moindre présomption pousse l’amant à soupçonner le pire sur son amante.
29. Il n’aime pas vraiment celui qui possède une trop grande luxure.
30. L’amant véritable est toujours absorbé par l’image de son amante.
31. Rien ne défend à une femme d’être aimée de deux hommes, ni à un homme
d’être aimé de deux femmes.
André de
Chapelain, 1186
2.
La Paris en puissance se doit d’avoir le portable dernier cri, à
l’effigie d’Hello Kitty.
3. La Paris en puissance se doit de dégainer son
American expresse (à l’effigie d’Hello Kitty aussi, coordination on vous
dit !) plus vite que son ombre.
4. La Paris en puissance se doit de porter les
chaussures avec les plus hauts talons, et de vaincre avec une apparence de
légèreté les ampoules qu’elles lui infligeront.
5. La Paris en puissance doit savoir écrire son nom
sans faute d’orthographe pour faire des dédicaces de son livre qu’elle n’a pas
écrit.
6. La Paris en puissance doit pouvoir varier les
accessoires : lunettes de soleil en pleine nuit, pour les flashs), sac
coordonné à sa tenue (coordination, je ne vous le répète pas).
7. La Paris en puissance doit se distinguer dans un
domaine artistique : musique, écriture, couture, ou doit avoir assez
d’argent pour acheter le talent des autres.
8. La Paris en puissance doit savoir de décolorer
les cheveux sans que son cerveau en subisse les conséquences (enfin pas
trop !).
Texte n°3
Les mots qui définissent un sentiment sont très
vagues ; il vaut mieux éviter leur emploi et s'en tenir à la description des
objets, des êtres humains et de soi-même, c'est à dire la description fidèle
des faits.
Agota Kristoff, Le grand cahier
-
Nous écrirons « Le voleur est en prison » et non pas « Le voleur
est au violon » car d’une part l’allitération en [v] n’est pas voulu, et
d’autre part le mot « violon » peut faire référence tout autant à l’instrument de musique, qu’à la dite
prison.
-
Nous écrirons « Fais voir ta nouvelle montre » et non pas
« Montre ta montre », car un professeur de français enragé pourrait
taxer cela de répétition, voire même d’anaphore !
-
Nous écrirons « Il faut penser à baisser le rabattant des toilettes après
avoir uriné » et non pas « Il faut penser à baisser la lunettes des
toilettes après avoir uriné, car cela pourrait tourner à la scène scatologique
dégoûtante si la phrase était mal interprétée.
-
Nous écrirons « Mets ton couleur à lèvres » et non pas « Mets
ton rouge à lèvres » car il existe un panel multiple de couleurs de rouge
à lèvres.
03 novembre 2007
Ori Potter
Jeudi dernier je n'ai pas pu aller à l'Atelier d'écriture, car j'étais à la soirée d'intronisation du dernier Harry Potter... Voilà pourquoi je vous ressors un texte, écrit quand j'étais en maîtrise. Il s'agissait d'écrire une mythobiographie, raconter sa vie à travers un personnage célèbre, et j'avais écrit ça...
Autobiographie
d’Oriane Potter, cousine de l’illustre magicien Harry Potter
Je m’appelle Oriane Potter, et comme vous ne
l’avez sûrement pas deviné, je suis la
cousine de l’illustre magicien Harry Potter, dont la vie vient justement d’être
adaptée au cinéma. Si j’ai décidé aujourd’hui de prendre ma plume de hibou
magique pour écrire mon autobiographie, c’est pour mettre fin à cette injustice
qui veut que seule la vie de mon cousin ait droit aux honneurs de la
littérature et aujourd’hui du cinéma. Ma vie mérite aussi largement que la
sienne d’atteindre la postérité ! Maintenant que ce préambule est inscrit
à l’encre verte émeraude sur du parchemin de sorcier, je vais pouvoir
commencer.
C’est
le 15 juin 1980, dans une petite ville française, vraiment microscopique, que
je suis venue au monde, de parents tous deux moldus, c’est-à-dire évidemment de
parents non-sorciers. J’ai vécu dans cette ville microscopique dont je ne me
souviens nullement, tellement elle ressemblait à un mouchoir de poche de gnome.
pendant une très courte période qui constitue une année moldue. Je déménageai
donc à l’âge d’un an, dans la ville de Marseille, ville de sorciers au long cours,
réputée pour sa bouillabaisse de sardines en chocolat de l’illustre poissonnier
Berty Crochu.
Ma
vie suivit un cours normal jusqu’à l’âge de cinq ans, cependant plusieurs
événements mystérieux se produisaient, de temps à autre, autour de moi. Au
cours d’un voyage aux sports d’hiver par exemple, à la grande stupéfaction de
tous, je réussis à voler sur plusieurs mètres avec les skis aux pieds. Les gens
ordinaires attribuèrent ce vol plané à une chute spectaculaire, mais moi je
savais bien que je disposais de pouvoirs magiques. Plusieurs événements
analogues se produisirent jusqu’à l’âge de six ans, où je reçus mon inscription
pour l’école d’apprentis sorciers de Pouxd’aix. Mes parents apprirent avec un
étonnement non dissimulé que j’avais des talents de sorciers. Je fus donc
envoyée à l’école de Poud’aix où je poursuis encore ma scolarité…
Cependant
à l’âge de dix-huit ans se produisit un autre événement vraiment
extraordinaire, je dus affronter à moi seule le terrible sorcier dont on ne
doit pas prononcer le nom, le grand Vous-savez-qui, je veux parler bien
évidemment du terrible… Vais-je réussir à le nommer ? Le terrible…
Bacdemort !!! Oui, moi, Oriane Potter, fus attaquée le jour de mes
dix-huit ans par ce terrible sorcier, n’ayant pour arme que mon courage et ma
baguette magique en plume de griffon, je réussis pourtant à le vaincre !
De ce combat il ne me reste seulement aujourd’hui que le diplôme que me remit
l’académie de Poud’aix-Marseille I. La légende veut que depuis ce jour, le
terrible Bacdemort ait disparu, mais moi je sais bien que chaque année
Bacdemort revient pour engager contre moi un terrible combat. Son nom change à
chaque fois, Deugdemort, Licencedemort, mais tous les plus grands sorciers
savent bien que, sous ces différentes identités, se cache le puissant
Vous-savez-qui.
Cette année encore je vais devoir l’affronter, et
je ne sais ce que l’avenir me réserve, c’est aussi pourquoi j’ai décidé de vous
livrer mon autobiographie pour que vous puissiez connaître l’étendue de la
puissance des sorciers de la famille Potter. Et que vous ne pensiez pas que
seul l’illustre Harry Potter ait fait preuve de courage.
22 octobre 2007
Ori a écrit à l'atelier d'écriture...
Cette fois il s'agissait d'écrire une publicité pour quelque chose qui ne se vend pas, j'ai choisi le rhume et les poux....
Le rhume
Enrhumex,
c’est le réflexe. Pour vous enrhumer, il est premier.
Attir’poux,
c’est pour vous
04 octobre 2007
Le jeudi c'est...
... pas raviolis, mais atelier d'écriture!
Bouh, j'étais pas inspirée ce soir, trop crevée!
Donc il fallait écrire un texte sur le modèle de La Complainte du progrès de Boris Vian, je ne connaissais pas du tout, mais en gros c'est un texte qui repose sur l'opposition Aujourd'hui / Autrefois.
Et j'ai pondu ça...
Autrefois les photocopieuses ne tombaient jamais en panne, normal y en avait pas!
Aujourd'hui, les photocopieuses existent, et sont vénérées par les profs, telles des idoles chéries à qui ils donnent en sacrifice des rames de feuilles A4.
Autrefois le pauv' prof faisait tout à la main, c'était SA main qu'il donnait en sacrifice.
Aujourd'hui, la photocopieuse photocopie, elle peut même le faire recto et verso, elle agrafe et elle trie!!!
Autrefois, en plus du sacrifice de la main, le pauv' prof se faisait un tour de reins, avec la manivelle de la presse à carbone.
Aujourd'hui... ben aujourd'hui... la photocopieuse était en panne!
Enfin en vrai, la photocopieuse hier marchait, mais elle a été méchante avec moi, elle me faisait du A3 et pas du A4. Il fallait donc que je me venge!
01 octobre 2007
Atelier d'écriture
Je me suis inscrite à un atelier d'écriture, celui-là :
Ca faisait longtemps que l'idée me trottait dans la tête!!
J'aime bien écrire, et jadis, j'ai même gagné un prix à un concours organisé par Je bouquine, vi d'abord j'en suis très fière na! Et on a même publié ma lettre dans un de mes mangas fétiche (j'avais brillé avec ça auprès des élèves mdr!), bon, ça aussi, ça date de mathusalem... et donc voilà, le cours d'essai m'a plu je suis inscrite...
C'est très amusant, sauf quand vient le moment de lire ses textes devant tout le monde, mais bon hein! quand on y est...
Je vous publie donc mon meilleur texte de la soirée.
Il fallait écrire un texte à partir d'une image de Sempé, mais impossible de trouver l'image sur le net, donc je vous la décris, c'est une vielle dame qui caresse un chat qui n'a pas l'air d'apprécier du tout!
Et ça a donné ça :
-
Qu’il est gentil le chat chat !
-
Pourquoi persiste-t-elle à me parler comme à un demeuré ?... J’ai l’air
stupide ?
-
Qu’il est beau mon chat chat ! (Mais…. Il dégage une odeur
pestilentielle !)
-
Tiens, elle va voir si je suis si beau que ça après ce que je viens de
lâcher ! Je m’en vais te la calmer la Germaine avec ses chat chats, hein
MEME ?!
-
Mon chatounet chéri… (Mais c’est terrible, il dégage une odeur affreuse, Jésus
Marie Joseph, je vais aller chercher mes sels, je crois que je vais
défaillir !)
-
Ah !!! Elle s’en est allée la grosse dondon ! Mais zut ! Elle ne
m’a pas donné ma pâtée ! Va falloir jouer serré !
-
Ah te revoilà mon choupinet (Merci mon dieu, il ne sent plus rien) qu’il est
douillet mon minouchet, plus doux que mon cashmere… (Je me demande si un pull
en poils de chat…. Oh Seigneur, Germaine ! Tu vas brûler en enfer !)
Mais oui, tu es beau….
-
Ce qu’il ne faut pas faire pour manger, elle croit vraiment que ses caresses à
rebrousse-poil me plaisent ? C’est quand même pas compliqué d’aller dans
le sens du poil !! Je fais quoi, moi là ?
-
Juste ciel, mais il faut que je prépare le repas des De Loisel viennent dîner…
Et le poulet ? Je l’ai oublié…. Minouchet arrête de me tourner autour
(tiens… dans certains pays, ils mangent les chats... un chat à la place du poulet…).











