Au pays d'Ori

Au pays d'Ori, c'est comme dans tous les pays, on lit, on est prof, on dépense, il y a des livres et des habits

08 octobre 2009

Nostalgie

19157064Le petit Nicolas de Laurent Tirard
Quand Joaquim arrive à l'école un matin, ses camarades apprennent avec étonnement qu'il a eu un petit frère, mais Joaquim leur avoue pire, depuis que son petit frère est arrivé, sa vie est un enfer. Or quand Nicolas pense apprendre que sa mère est enceinte, il n'est pas prêt à se laisser faire, il compte bien récolter les 500 francs pour engager un bandit qui enlèvera son petit frère! Voici donc une nouvelle histoire inédite du Petit Nicolas!
Avant d'aller voir le film, je me demandais comment les scénaristes allaient bien pouvoir adapter les petites histoires indépendantes du Petit Nicolas, mais il faut croire que les scénaristes sont doués car la grande histoire du petit frère permet d'introduire avec biro d'autres histoires qu'on connait bien, la visite médicale, grand moment par exemple, Agnan a peur de mourir, Clotaire croit que le docteur le soumet a une interro et panique, ou encore le terrain vague où les enfants décident de fabriquer un mixture magique.
Et bien sûr comme dans l'histoire originale, on se marre bien quand même, devant le désespoir de la maîtresse qui essaie d'organiser des spectacles, ou avec l'arrivée d'Anémone en instit revêche "Sileeeeeeeeeeence", oh la la j'avoue que j'ai ri comme les enfants dans la salle avec ce passage. Pareil quand Nicolas et ses copains décident de ranger la maison et qu'ils font un carnage.
Les acteurs sont mimis, surtout Clotaire qui va au coin sans qu'on lui demande et Eudes très drôle quand il mange la pomme, bon Nicolas est un peu insipide comme les parents, mais ça passe.
Seul reproche, je trouve qu'on a pardu le côté un peu désuet et vieillot du livre, je n'ai pas trouvé les décors très réussis finalement, j'ai n'ai pas senti la patte du passé et du coup le film manquait un peu de nostalgie à mon goût.
Heureusement le générique de début sous forme de livre pop-up est formidable!

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07 octobre 2009

Bouleversant

Charlotte se moque toujours de moi quand je vais voir des films de midinettes et moi je me moque d'elle parce qu'elle adore, avec elle aussi, ce que j'ai appelé "des films de dépressifs", pourtant j'aurais mieux fait de me taire, parce que j'ai le coeur en miettes, mais j'ai adoré ce film-là qui sort le 14 octobre et que vous devez aller voir!

19175118Mademoiselle Chambon de Stéphane Brizé adapté d'un roman d'Eric Holder
Il (Vincent Lindon, magnifique de sobriété*) est maçon, marié et a un enfant. Elle (Sandrine Kiberlain, magnifique aussi, je n'ai pas d'autres mots tellement ces acteurs m'ont bouleversée), c'est Mademoiselle Chambon, la maîtresse d'école de son fils. Il lui répare une fenêtre, elle lui joue un morceau de violon pour le remercier, et au détour d'un air de musique, ils tombent amoureux, mais il y a la vie qui les rattrape!
Comment vous décrire ce que j'ai ressenti, je suis encore émue, bouleversée, la tête et le coeur tout pleins d'eux!
Il ne se passe quasiment rien dans ce film, mais les acteurs réussissent à faire passer des mots, des émotions à travers un geste, un regard, un rien... Comme son geste quand en écoutant la musique, tout à coup, il lui prend une main qu'il pose sur son visage, ils se serrent dans leurs bras, s'éffleurent les lèvres d'un baiser et le morceau s'arrête, ils se séparent et on essuie des larmes sur nos yeux. Comme le regard de sa femme (Aure Atika, même elle, elle joue bien alors que je l'aime pas du tout!) qui soudainement comprend en les regardant l'un après l'autre qu'un lien les réunit, mais qui ne dit rien et qui attend qu'il revienne vers elle, peut-être... Comme cette scène finale, où il lui a promis de partir avec elle, elle l'attend sur le quai, il marche dans la gare, la sonnerie du départ retentit et... et j'enfonce mes ongles dans les paumes de mes mains pour ne pas laisser éclater les sanglots que je retiens difficilement...
C'est un film magnifique et comme je n'ai pas encore fini de recoller les morceaux de mon coeur, je vais maintenant aller acheter le livre pour les retrouver!
Ne ratez pas ce petit trésor!

Même la bande-annonce est bouleversante!


MADEMOISELLE CHAMBON - BANDE-ANNONCE
envoyé par baryla. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.

* Charlotte, j'ai bien regardé et j'ai pas vu la ressemblance entre Vincent Lindon et Y. F.

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04 octobre 2009

Baume au coeur

19139318(500) jours ensemble de Marc Webb
Dès le début la voix off nous prévient "ceci n'est pas une histoire d'amour" ou peut-être que si, mais une histoire d'amour de la vraie vie alors, une qui ne finit pas toujours bien parce que la vie est capricieuse...
Tom (Joseph Gordon-Levitt émouvant et mignon sous son air de chien battu) croit au grand amour, au coup de foudre et quand son regard croise celui de Summer (Zooey Deschannel vraiment belle, qui joue magnifiquement bien et qui a une garde-robe qui me fait rêver) qui, elle, n'y croit pas, il sait pourtant que c'est elle son âme-soeur... Et nous voici en train de naviguer dans les souvenirs de ces 500 jours passés avec elle, 500 jours ensemble où ils vont s'aimer, se séparer puis se relever, 500 jours où le soleil brille ou s'obscurcit sur l'écran qui affiche le compteur de ces jours-là.
500 jours ensemble avec des éclats de rire au coin des lèvres, avant même le générique de début d'ailleurs où le réalisateur règle ses comptes avec une ex, et puis dans tout le reste du film avec la balade chez Ikea, le jeu du pénis (rien de sexuel là-dedans) ou le lendemain de la nuit d'amour, Tom improvisant une comédie musicale avec les passants! 500 jours ensemble et les oreilles bien ouvertes sur une BO magnifique qui traduit les pensées des personnages mieux que les mots (je veux le cd d'ailleurs!), le "she's like a wind" interrompu après la rupture, tordant! 500 jours ensemble et des larmes plein les yeux quand Summer explique à Tom qu'elle croit désormais à l'amour, mais avec un autre ou quand Tom retrouve Summer et que l'écran se coupe en 2 pour nous montrer les attentes de Tom et la réalité qui prend bien vite toute la place sur l'écran. 500 jours ensemble et le coeur en bandoulière qui se serre quand les personnages définissent ce qu'est l'amour et qu'un des personnages secondaires (tous plus réussis les uns que les autres d'ailleurs) déclare en parlant de sa petite-amie "je l'aime parce qu'elle existe"...
Ne passez pas à côté de cette petite pépite du cinéma indépendant américain aussi frais que Garden state que j'avais adoré! Je suis ressortie émue de la salle, des papillons dans le ventre et des larmes au coin des yeux!

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28 septembre 2009

"La résistance c'est pas vraiment un métier d'avenir"

19096724L'armée du crime de Robert Guédiguian
Je me souviens de la première fois où j'ai vu l'affiche rouge, je me souviens de la première fois où j'ai lu la dernière lettre de Misaac Manouchian, je me souviens quand j'ai découvert pour la première fois le poème d'Aragon, je me souviens de tout, de mes larmes, de mon impossibilité à lire le poème ou la lettre en entier, tellement je sanglotais... Alors L'armée du crime, je devais le voir, même si je savais que j'allais être déprimée après, même si je savais que je devrais vite essuyer mes larmes quand la lumière se rallumerait.
L'histoire vraie donc de Missac Manouchian et de 22 autres résistants étrangers morts pour la France. Histoire honteuse pour la France qui dirigea seule la rafle, l'arrestation de ces hommes qui se battaient pour la vie...
Alors, oui bien sûr, je n'ai pas pu retenir mes larmes, à la fin, mais même avant, lors de la scène de l'attentat face à un Missak Manouchian qui s'aperçoit qu'il va devoir tuer s'il veut se battre et qui choisit de sacrifier son innocence comme ça, sur un coup de tête, et cette scène magnifique, ce ralenti, la photo de son frère derrière et le geste, et la mort horrible qu'on voit sans complaisance parce que tuer est difficile... J'ai pleuré devant les scènes de tortures insoutenables, je ne pouvais pas regarder ça, j'ai pleuré quand Mélinée lit la lettre, la dernière lettre, même si pour moi, Virginie Ledoyen, parfaite dans tout le film,ne la lit pas bien, parce que cette lettre je la connais si bien, parce que cette lettre on ne peut pas la lire sans s'effondrer, parce que ce "je meurs sans haine en moi contre le peuple allemand" c'est grand!
Malheureusement, le film n'est pas exempt de défauts, il est beaucoup trop long, et je me suis surprise à m'ennuyer et regarder l'heure plusieurs fois et puis je m'interroge sur le personne joué par Daroussin, un policier qui semble blasé par les horreurs et qui pourtant continue son travail, à quoi bon nous faire croire un instant qu'il ne fait pas ça de gaieté de coeur, s'il continue sans ciller son travail, je ne sais pas, ça m'a gênée.
Un film pour ceux qui comme moi aiment cette période, sinon vous allez trouver ça bien long.

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26 septembre 2009

Midinettes movies

Deux films de midinettes, deux films au scénario presque pareil, deux daubes dégoulinantes et romantiques! (Même les affiches se ressemblent d'ailleurs), préparez la guimauve, c'est parti!

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L'abominable vérité de Robert Luketic / La proposition d'Anne Fletcher

Il est arrogant sexiste et macho, alias Mike Chadway le présentateur vedette dans L'abominable vérité (Gerard Butler toujours aussi sexy, même si je préfère Denny Duquette Jeffrey / Dean Morgan, je les associe toujours ces deux depuis PS I love you), il est gentil, doux, assistant esclave de sa boss alias Andrew Paxton dans La proposition (Ryan Reynolds beaucoup moins sexy que Jeffrey, il faut l'avouer). Ils ont tous les deux des boss associables, sérieuses, qui ne trouveront jamais l'âme soeur parce qu'elles ne le cherchent pas et qui n'ont pas couché depuis... pfiouuu tout ça! (ce sont elles qui le disent, pas moi!) alias Abby Richter (Katherine Heigl ma chouchoute dans Grey's anatomy, Denny Duquette power) dans L'abominable vérité, Margaret Tate (Sandra Bullock, un peu trop maquillée ou vieille?) dans La proposition. Evidemment, elles détestent, toutes les deux, leur employé, mais elles vont avoir besoin d'eux, l'une pour apprendre à draguer son voisin dans L'abominable vérité, l'autre pour ne pas être expulsée des Etats-Unis à cause de l'expiration de son visa, en contractant un mariage blanc, et évidemment les deux vont tomber amoureuses.
Bon alors, il ne faut pas chercher de la profondeur psychologique dans tout ça, on est là pour rigoler et pour voir fondre son petit coeur. Les gags se succèdent, la rencontre du voisin et de son pénis plus précisemment à cause d'un bête accident dans un arbre, les conseils de drague machistes mais tordants dans L'abominable vérité, le choc tout nu ou l'attaque de l'aigle dans La proposition.
Et puis les bisous arrivent, le petit coeur fond dans les deux, et on se dit qu'une petite daube romantique de temps en temps, ça fait du bien!

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22 septembre 2009

Quand la Russie était encore l'URSS

19133409L'affaire Farewell de Christian Carion
Pierre Froment (Guillaume Canet, moins sexy que d'habitude avec ses lunettes vintage, mais quand même miam!), employé lambda d'une entreprise en URSS, en 1981, se retrouve embarqué dans une affaire d'espionnage bien malgré lui. Il devient le contact français de Sergueï Grigoriev (Emir Kusturica magistral il damme même le pion à Guillaume quand même), un colonel russe qui a décidé de changer le monde et de sauver son pays qui s'enlise en devenant un traître...
Plongée dans les années 80 réussie, il faut voir le décor et les tenues vintage qui rappellent des souvenirs (les tapisseries Orange mécanique, les lampes boules, le walkman géant, les cassettes, les pantalons pattes d'eph...), j'ai vraiment aimé ce retour en arrière nostalgique. Et puis, j'ai révisé mes cours d'histoire, Reagan l'acteur président, Mitterrand qui veut s'allier à des ministres communistes et les américains qui grincent des dents, Gorbatechv et sa tâche, le projet Star Wars (mes yeux brillaient la première fois que mon prof d'histoire de lycée en avait parlé, comme dans La guerre des étoiles!). Alors oui, ça parle beaucoup, mais ce n'est pas que des tergiversations politiques, on voit peu à peu un lien se tisser entre le français et le russe amoureux de la France qui demande à être payé avec des cassettes de Trenet et du champagne, une belle amitié jusqu'à la fin émouvante.
Un bon film donc.

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20 septembre 2009

B comme blog*

19142936Julie et Julia de Nora Ephron
Histoires vraies de Julia Child (Meryl Streep qui a une voix absolument insupportable en VO, je me demande bien si c'est toujours comme ça?!) une américaine installée à Paris, après la guerre, qui découvre la gastronomie française et décide d'en faire un livre et de Julie Powell, en 2002, qui décide de réaliser les 564 recettes du livre de Julia Child en 365 jours, pour oublier sa vie terne et son boulot triste et qui va décrire son aventure sur son blog.
Petit film émouvant pour toute blogueuse qui se respecte, Julie se lance dans l'aventure bloguesque un peu par hasard, elle commence par se sentir seule dans le monde blogosphèrique, elle a l'impression de se confier au néant et puis un jour le premier commentaire (sans compter celui de sa mère) et une complicité va naître avec ses lecteurs... J'aime beaucoup l'idée que ce blog lui redonne le goût de profiter de la vie qu'elle avait un peu perdu.
Et puis surtout, on rit beaucoup des frasques culinaires de Julie dans sa cuisine, le meurtre des homards étant le summum, mais j'ai beaucoup ri aussi avec l'expérience de l'oeuf poché ou le désossage du canard!
Un petit film sans prétention, mais tellement mignon.

* Hommage au blog cuisine de B comme bon.

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30 août 2009

Les 12 salopards et un SS

La rentrée se profile pour vous, vous avez le moral dans les chaussettes, tout se détraque chez vous, ce film est pour vous, parce que Quentin... Quentin c'est le roi! Même qu'à la fin, la salle a applaudi!

19123474Inglourious Basterds de Quentin Tarentino
Ca commence dans la campagne française et ça se termine dans un ciné à Paris. Entre les deux, il y aura un SS satanique et traqueur de juifs, un SS qui manie l'allemand, l'anglais et le français avec dextérité, un mangeur de strudel et un buveur de lait, un méchant d'anthologie à qui on filerait bien des claques, mais qui nous laisse scotché par son blabla, Christoph Waltz en méchant de service damme le pion à Brad. Et puis, il y a aura Brad Pitt alias Aldo Raine, en scalpeur de nazis avec un accent à couper au couteau ou à nous nous faire pipi de rire, et je vous raconte même pas quand il se met à l'italien, qui traque les nazis avec sa "bande de bâtards", des juifs triés sur le volet, parmi lesquels un batteur de... nazis, un dézingueur de nazis pas encore pro, une cendrillon taupe... Tout ce petit monde côtoie une juive déterminée à se venger (Mélanie Laurent qui n'aura joué mal qu'une scène et c'est déjà bien, quoi heu?!).
Et puis au milieu de cet imbroglio, il y a Quentin aux manettes, qui est capable de nous faire marrer, pleurer ou nous cacher de l'horreur devant l'écran, parfois même tout ça en même temps! Non parce que la scène finale je criais de dégoût, mais qu'est-ce que je rigolais aussi!
Tarentino et ses blablas tarentinesques inracontables, mais tellement drôles, les flash-backs, les coupes, la musique...
Quentin je t'aime et heu... allez voir ce film!

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08 août 2009

Woody sera toujours Woody (même si c'est pas lui, là)

19133665Whatever Works de Woody Allen
Boris Yellnikoff (Larry David, un Woody pas Woody qui est drôle!) va nous raconter sa vie, oui à nous, là, devant notre écran, il va d'ailleurs nous parler directement, même si les autres le prennent pour un fou car ils pensent qu'il parle tout seul, mais Boris s'en fout! Boris est un être associable qui a tenté deux fois de se suicider, sans succès, puisqu'il est encore là, même s'il boîte! Boris ne supporte pas les hommes qu'il trouve bêtes, lui, c'est un génie "il a failli avoir le prix nobel", mais il s'en fout, je vous le répète, car, on va tous finir au trou! Un soir, en rentrant chez lui, il tombe sur une fugueuse écervelée qui s'incruste chez lui et ne va plus vouloir partir!
Après avoir été apostrophé par Boris, vous allez vous concentrer pour tenter de réfréner votre rire tonitruant, mais vous n'y arriverez pas, parce que Boris ne vous lâchera pas avec ses leçons à deux balles! Vous apprendrez donc qui faut chanter deux fois "bon anniversaire" pour faire fuir les microbes en se lavant les mains, que les médecins sont des nazes incapables de trouver son ulcère, que les pro-armes à feu qui sont des "refoulés sexuellement"... Et quand les parents de l'héroïne vont débarquer vous allez rouler sous votre fauteuil.
Quant à la relation entre les deux protagonistes qui finissent mariés, même si Boris a l'âge d'être le père de Melody, ça m'a gênée, mais beaucoup moins que dans The reader, d'une part parce que c'est tellement drôle que ça passe (Melody quand elle va tromper Boris cherche une pilule de viagra, alors qu'elle a un jeune étalon devant elle!) et d'autre part parce qu'on ne voit rien et heureusement!
Du bon Woody!

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02 août 2009

Up

19104240Là-haut de Pete Doctor et Bob Peterson (Pixar)
En quelques minutes, au début du film, nous avons un condensé de la vie de Carl Fredricksen, il a rencontré sa femme Ellie petit, ils rêvaient tous les deux d'être des aventuriers comme leur héros Charles Muntz. Puis, le temps a passé, ils ont vécu heureux, mais sans jamais connaître le bonheur d'avoir des enfants, et Ellie est morte... Aujourd'hui, la maison de Carl se retrouve coincée entre des buildings. Carl voit ses souvenirs partir en fumée, mais il décide alors d'accomplir le rêve d'Ellie et de poser leur maison à Paradise falls. Il décolle avec des ballons sans se douter qu'un passager clandestin s'est glissé à bord.
Comme d'habitude, j'avais peur que Pixar ne réussisse pas son pari, qu'il devienne un sous-fifre de Disney pas marrant et comme d'habitude, je me suis trompée!
Un peu moins drôle que les autres, mais rassurez-vous, on rit beaucoup (Russell qui tente de grimper à la corde, le chien méchant à la voix... loin de Dark Vador, Carl qui découvre son passager clandestin...), mais beaucoup plus émouvant (quoique que Wall-e m'avait arrachée une larme). On voit les ravages du temps, la tristesse, et puis aussi les changements de la vie qui apportent le bonheur.
C'est beau, c'est drôle, c'est du Pixar quoi!
Par contre comme avec Wall-e, on a été spolié du court-métrage au début, c'est rageant!
Et sinon quelqu'un a vu des clins d'oeil aux autres Pixar? Parce que pour une fois, j'ai rien vu, ouinnn!!!

Posté par Orichan à 00:57 - Cinéma - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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