15 septembre 2009
"She's like a wind"
Oui, tu vas rigoler Charlotte, mais tant pis!
Je ne pouvais pas ne pas lui rendre hommage!
Dirty Dancing de Emile Ardolino
L'histoire? Ahhhh l'histoire... les vacances d'été, radio Kangourou, les années 70 et Bébé (Jennifer Grey) qui arrive à la pension Kellerman pour passer ses vacances, puis sa rencontre orageuse avec Johnny Castle (Patrick Swayze hiiiiiiiiiiii) et la suite que vous savez, l'histoire d'amour sur fond de danse ou l'inverse!
Je me souviens très bien quand j'ai vu pour la première fois Dirty Dancing (je l'ai découvert sur le tard), c'était le jour de l'oral de français, je le passais en fin d'après-midi et une copine qui été passée la veille, m'avait invitée à venir voir un film chez elle, c'était Dirty Dancing, c'était Patrick, c'était une BO qui j'ai vite apprise par coeur (et Patrick chante même une chanson, vite, mes sels!), tout comme les paroles du film! Je peux tout vous réciter à la virgule près "autant apprendre à danser à un éléphant", "l'homme est un loup pour l'homme et surtout pour la femme", "Johnnyyyyyyy, j'peux plus me passer de toi", "Apprends à faire mousser ton spaghetti et laisse le reste au gros calibre" (phrase anthologique de Johnny à Robbie, oh my god!), "une femme qui m'a appris à découvrir l'homme que j'étais vraiment", "j'ai égratigné le héros?", "Tiens la position!"... Et je pourrais continuer encore longtemps comme ça!
Alors oui, le temps a passé, mais je ne peux pas s'empêcher de fondre devant Johnny, de rire parce que Bébé n'arrête pas de pouffer parce que Johnny lui fait des chatouilles, de tiquer quand Bébé met la main aux fesses de Johnny et l'invite quasiment à coucher avec elle...
Et puis Dirty Dancing, ça me rappelle des souvenirs, le concours de répliques organisé dans le bus qui nous menait au lycée avec Faridou, la quête vaine de Johnny dans les rues de Menton avec une amie nantaise, mon fou rire incontrôlable en cours de philo quand le prof avait cité "l'homme est un loup pour l'homme" de Levi-Strauss je crois, et que je me rappelais tout de suite la suite version Dirty Dancing...
Allez au revoir Patrick, je te garde dans un petit coin de mon coeur de midinette!
03 septembre 2009
"Dans de milliers de lunes...
... viendront 7 étrangers, 7 profanateurs qui emporteront la momie de l'Inca dans leur lointain pays, mais la malédiction divine s'attachera à leurs pas et les poursuivra par delà les mers et les monts..." Ah la terrible malédiction de Rascar Capac qui m'a térorisée dans ma jeunesse!
Le Temple du soleil de Raymond Leblanc (1969)
Voici une très vieille adaptation d'une célèbre aventure de Tintin (attention ce n'est pas la version passée dans les années 90, sur la 2, avec la célèbre musique et la pub Jouet club tadadam damdam dam dam) que j'avais enregistrée il y a des années sur une vieille vhs et que je me suis empressée d'acheter au Musée Hergé.
Une terrible malédiction frappe des explorateurs qui ont ramené du Pérou la momie de Rascar Capac. Lorsque le professeur Bergamotte, le dernier explorateur encore épargné, est victime de la malédiction, le professeur Tournesol est enlevé. Il n'en faut pas plus à Tintin, Milou, Haddock et les deux Dupondt pour partir sur les traces d'indiens mystérieux et de momies ensorcelées.
Alors oui, le dessin est daté, l'animation est totalement dépassée, mais je chérie cette version. A l'époque j'avais même enregistré les chansons du film, chantées par le petit Zorino, sur un vieux dictaphone, et quelle surprise de découvrir avec le dvd que ces chansons sont signées de Jacques Brel!
Et puis l'histoire est passionnante, rappelant la malédiction de Toukhankamon et terrifiante, j'ai du mal avec les momies, et surtout on rit toujours autant avec le capitaine Haddock, cette fois aux prises avec des lamas fâchés!
Maintenant, il ne me reste plus qu'à relire un album!
30 mai 2009
Félin
La chatte sur un toit brûlant de Richard Brooks (adapté de la pièce de Tennessee Williams)
Maggie (Elizabeth Taylor qui porte une tenue très Marylin Monroe durant tout le film, froide et pourtant "pleine de vie") est mariée à Brigg (Paul Newman, beau à tomber par terre), mais celui-ci la délaisse, depuis qu'il la considère comme responsable de la mort de son meilleur ami, Skipper, qui s'est suicidé. Brigg est devenu un alcoolique que Maggie s'acharne à aimer, malgré les insultes, la violence. Le jour de l'anniversaire du père de Brigg qui est condamné, les rancunes et les colères cachées de toute la famille éclatent.
Quel film magnifique! On sent bien que c'est adapté d'une pièce de théâtre, la majeure partie du film se déroule dans la maison du père "Big Daddy" mourrant sans le savoir, mais qui a pourtant décidé de vivre et de sauver son fils qui est en train de se détruire. Les acteurs sont magnifiques, Newman est méchant et beau à souhait, on comprend Maggie qui n'abandonne pas et sort les griffes chaque fois qu'il le faut, Elizabeth Taylor est renversante et BIg Daddy a réussi à me tirer une larme.
Bref c'est un grand classique. Il ne me reste plus qu'à lire la pièce.
05 mai 2009
Mitigé
Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret
Lili (Mélanie Laurent avec qui j'ai eu du mal au début, impression qu'elle jouait faux, je ne sais pas...) rentre de vacances en Espagne. Elle apprend alors, de la bouche de ses parents, que son frère, Loïc, est parti après une violente dispute avec son père. Son absence s'éternise et Lili tombe dans une dépression profonde dont seule l'arrivée d'une lettre de son frère la sortira. Elle va peu à peu essayer de se reconstruire, mais, ses parents lui cachent un terrible secret...
ATTENTION SPOILER! Il faut avoir vu le film ou lu le livre pour lire ce qui suit!
Je me souviens, à l'époque de la sortie du film, avoir tout compris rien qu'en voyant la bande-annonce, évidemment voir ce film quand on sait que son frère est bel et bien mort, ça enlève une grande partie de la saveur dudit film. Mais je vais essayer de dépasser cette déception.
J'ai donc, un avis mitigé sur ce film surtout à cause du postulat de départ qui me paraît totalement bancal! Pourquoi cacher, à Lili, la mort de son frère puisqu'il est évident que l'incertitude où ses parents la plongent en lui mentant, est plus terrible que la vérité? Je n'arrive pas du tout à adhérer à la base de l'intrigue dans cette histoire, je trouve ça complètement idiot.
J'ai trouvé cependant des points positifs au film, l'histoire d'amour avec Thomas (no comment Charlotte! et j'avoue avoir craqué sur Julien Boisselier!) qui l'aide à se reconstruire peu à peu (mais fallait-il que ce soit l'ex de sa copine?), le père qui essaie désespérément de sauver sa fille (je suis épatée par Kad Merad d'ailleurs, qui joue son personnage avec brio) et la douceur et la tendresse qui se dégage de tout ça.
Un bon film, mais avec un scénario bancal dès le départ, pour moi.
Ne t'en fais pas Charlotte, je vais lire les bouquins d'Olivier Adam malgré cela!
30 mars 2009
BBC for ever
On reste avec la BBC, mais ce n'est plus Jane Austen, c'est Philip Pullman qui est adapté.
Sally Lockhart, La malédiction du rubis de Brian Percival (BBC)
Adaptation du premier roman de la série de Philip Pullman, Sally vient de perdre son père qui est mort dans un naufrage en Inde, elle reçoit alors une lettre mystérieuse qui lui enjoint de se méfier. Sally va remonter le fil de l'histoire ce qui l'emmènera sur la piste d'un rubis maudit. Poursuivie par la terrible Mme Holland et aidée de ses amies Sally va tenter de triompher!
L'adaptation est très fidèle au roman, il me semble que rien n'a été oublié, l'histoire se finissant sur l'étrange disparition de A-Ling que Sally pensait avoir tué.
Du côté de la distribution, je trouve Billie Piper bien froide pour le rôle, elle ne sourit jamais! (impression sur l'actrice à confirmer avec Mansfield Park dans le quel elle joue aussi), par contre les autres sont très biens, surtout Mme Holland qui fait froid dans le dos.
J'ai seulement regretté que les rues de Londres soient si invisibles, dans le roman la pension de Mme Holland est terrifiante, et là, on n'en voit pas grand chose.
J'ai hâte de voir le second épisode (ils sont tous les deux passés sur Arte il y a quelques mois).
La critique du livre est ici.
29 mars 2009
Shadow of a doubt
L'ombre d'un doute d'Alfred Hitchcock
La jeune Charlie traverse une phase de déprime, pour aller mieux, elle décide de faire appel à son oncle Charles, le jeune frère de sa mère, l'oncle prodigue. Au même moment, Charles rejoint Charlie et sa famille, car il est poursuivi par deux hommes, deux policiers qui le soupçonnent d'avoir commis des crimes. Et dans les yeux de Charlie, petit à petit le doute s'infiltre.
Petite déception avec cet Hitchcock-là, j'ai trouvé l'intrigue trop téléphonée! Comment Charlie fait-elle pour ne pas se méfier des faits et gestes de son oncle alors qu'elle le soupçonne? De plus, j'ai été obligée de voir la version française, et Charlie a une vraie voix de tête à claques dedans, horrible!
Pourtant, Charles est inquiétant à souhait, la scène finale est quand même à couper le souffle, mais ça reste à mon avis un Hitchcock mineur.
Finalement ce que j'ai aimé le plus, c'est le côté humoristique de ce film, le père de Charlie et son collègue cherchant le meilleur moyen de s'assassiner alors qu'il héberge sous son toit un véritable tueur, le gentil policier qui devient un amoureux transi de la belle Charlie et qui veut l'épouser au bout de 48 heures! Je pense que c'est voulu par Hitchcock, et j'aime bien, mais c'est déstabilisant, l'humour chez ce réalisateur!
18 mars 2009
Maman, j'ai peur!!
Frenzy d'Alfred Hitchcock
Le "tueur à la cravate" sévit dans les rues de Londres. Ce tueur en série assassine les femmes après les avoir violées! L'ex femme de Richard Bleni est retrouvée morte, une cravate autour du cou, or ce dernier lui a rendu visite la veille de sa mort, est réputé violent et est donc suspecté. Suspecté injustement, car nous, nous connaissons le coupable.
Voici les conditions de mon visionnage, au début, super détendue, dans mon lit, lumières éteintes, biscuits dans les mains. Le premier meurtre passé, d'une rare violence, pourtant à bien y réfléchir, on ne voit quasiment rien, mais pourtant je n'ai jamais vu une scène aussi affreuse dans un Hitchcock, donc après cette scène, je me suis retrouvée recroquevillée dans mon lit, la lumière allumée, ma bombe au poivre près de moi, prête à me défendre contre les agissements du "tueur à la cravate"!
Quant au deuxième meurtre, il nous est caché, la caméra sort de l'immeuble où le meurtre est commis dans un angoissant travelling arrière muet. Affreuuuux! J'ai manqué faire une attaque.
J'ai vécu un grand moment d'angoisse et ce film devient donc un de mes Hitchcock préféré!
Par contre, le film étant un des derniers du maître, l'image, les décors, les vêtements sont très modernes, on ne dirait vraiment pas un Hitchcock habituel.
09 mars 2009
Pâte à modeler
Trois courts de Wallace et Gromit pour le prix d'un!

Wallace et Gromit de Nick Park
Dans Un Sacré pétrin, un serial killer a décidé de liquider tous les boulangers du coin! Gromit est inquiet, Wallace, lui, s'en moque, il est amoureux de la fille du boulanger! Méfiance, méfiance, il risque d'être surpris.
On rigole chez la serial killeuse, grâce aux techniques de camouflages de Gromit!
Dans Rasé de près, un étrange voleur dérobe tous les moutons de la ville, impossible de trouver de la laine. Gromit est inquiet, qui a bien pu dévorer le journal de la maison, le canapé, les oreillers...?
On rigole avec Shawn, le mouton dévoreur et sa toison pull en mohair! D'ailleurs Shawn est le héros d'une série animée.
Dans Un mauvais pantalon, un pingouin malhonnête va se servir du pantalon inventé par Wallace pour dérober un diamant.
On rigole quand Gromit découvre son cadeau et que Walace se réveille en plein cambriolage.
On rigole tout le temps, en fait, avec Wallace et Gromit, c'est pour ça que je les aime!
08 mars 2009
Quelle connerie la guerre!
Ne passez pas à côté de ce film, comme j'ai failli le faire, le générique continue et j'ai les larmes aux yeux...
Valse avec Bachir d'Ari Folman
Histoire vraie d'Ari Folman sur les traces de sa mémoire effacée. Effacé le souvenir de l'horreur, effacé le souvenir de la guerre qui opposa Israël et les palestiniens du Liban, effacé le cauchemar, effacé le massacre du camp de réfugiés de Sabra et Chatila. Ari Folman va vouloir retrouver ce passé et se lance sur la piste des témoins qui pourront peut-être raviver ses souvenirs.
Un film bouleversant! Takahata disait après avoir fait Le tombeau des lucioles qu'il n'aurait pas pu prendre de vrais acteurs pour faire ce film, car rien ne rendrait la réalité de l'horreur aussi vivante que des dessins, Ari Folman l'a-t-il pensé aussi? Il a choisi une technique d'animation, certes, a priori repoussante, mais il a fait le bon choix. Rien ne retranscrit mieux la douleur de la guerre que ces images sombres, lentes, saccadées et tristes. Je suis bouleversée par ce que je viens de voir : ce soldat dansant au milieu des balles, la nuit de Beyrouth sous les fumigènes, ce journaliste avançant droit comme un i, cet enfant levant les bras et tout à coup le choc de ces images réelles et le silence!
Un film israélien qui soulève la question de la responsabilité, un film contre l'horreur de la guerre. Un film aux questions insondables, pourquoi l'homme se conduit-il ainsi? Pourquoi après l'horreur de la seconde guerre mondiale, recommencer encore et encore?
Un film à voir pour comprendre, même si on ne sait rien. Un film que tous ceux qui prônent la haine entre ces deux peuples devraient voir.
Merci à Chez les filles et aux éditions du Montparnasse, sans qui, jamais je n'aurai vu ce film qui le mérite tant.
03 mars 2009
Espions aux yeux de velours
Les enchaînés d'Alfred Hitchcock
Alicia (Ingrid Bergman, magnifiquement belle), fille d'un espion nazi condamné dans un récent procès, est recrutée par Devlin (Cary trop sexy Grant, mieux d'ailleurs, j'ai trouvé, que dans La mort aux trousses), agent de la CIA, pour séduire et espionner Sebastian, un ancien ami de son père, soupçonné d'être à la solde des nazis.
Très belle histoire d'amour, Alicia aime Devlin et réciproquement, mais chacun préfère garder ses sentiments pour lui, précipitant leur chute. Ce qui est malheureusement embêtant, c'est que le mauvais caractère des personnages finit par lasser! Si chacun avait dit ce qu'il pensait, finalement, il n'y aurait pas eu d'histoire.
Mais, cela reste un grand film avec des acteurs stars.
Par contre, c'est le moins angoissant des Hitchcock que j'ai pu voir.
Je n'ai pas vu Alfred, mais allociné me souffle qu'il se trouvait à la fête chez Sebastian.











