Bacri forever
Cherchez Hortense de Pascal Bonitzer
La copine du beau-frère de Damien lui a demandé une faveur, intercéder auprès de son père pour venir en aide à une réfugiée serbe sans papier à la suite d'une sombre histoire de divorce, oui mais voilà Damien a du mal dans ses relations avec les autres, mais surtout dans ses relations avec son père. La seule avec laquelle il s'entend bien, depuis qu'avec sa femme, ça ne va plus, c'est avec Aurore qu'il croise à la librairie du coin ou au bar avec les copains. A partir de là, tout va déraper ou alors c'est sa vie que Damien va prendre en main.
Alors oui, ce ne sera pas un grand film qui restera dans les mémoires, on a deviné qui est Aurore au bout de cinq minutes, c'est un film pour bobos parisiens, mais qu'est-ce que c'est bien de reconnaître tous les coins de Paris, et surtout, surtout, qu'est-ce que c'est bien de voir Bacri s'énerver à l'écran, ou être plongé dans des affres de stupéfaction, la conversation sur l'homosexualité du père (Claude Rich impayable tellement il reste zen et sérieux) ou le réveil auprès de Satoshi sont des moments à se rouler par terre. Alors oui, c'est Bacri qui porte tout le film, mais les personnages secondaires ne sont pas en reste, même le petit garçon qui joue le fils de Bacri est délicieusement drôle et si l'histoire autour de la femme de Damien, jouée par Kristin Scott Thomas, m'a moins passionnée, j'ai vraiment beaucoup aimé ce film.