"Comprendre : toujours comprendre. Moi je ne veux pas comprendre."
Antigone de Jean Anouilh, mise en scène de Marc Paquien, à la Comédie Française jusqu'au 2 mars
Antigone, c'est je crois une de mes pièces de théâtre préférée, je peux la relire seule, à haute voix, comme Le petit prince et me mettre à chouiner, tellement l'histoire est bouleversante.
Antigone, c'est la volonté inflexible qui veut enterrer son frère, même si elle doit mourir, et qui se bat contre Créon qui incarne le compromis, la compromission?
Le décor de cette version de la pièce est épuré, le metteur en scène a modernisé les tenues, mais cela colle parfaitement, alors que d'habitude, je ne supporte pas les modernisations.
Malheureusement, comme toujours à la Comédie Française (je crois que je vais renoncer à aller voir des pièces là-bas), le jeu manque totalement d'émotion, il ne se passe rien, aucune émotion, avec une pièce pareille, c'est vraiment un comble! Françoise Gillard, dans le rôle d'Antigone, m'a paru un peu hystérique, Hémon jouait affreusement mal, il n'y a que Créon qui réussit à faire passer quelque chose.
Bref, ça se regarde, mais ça s'oublie très vite, et c'est dommage.